L’hypnose de spectacle

L’hypnose de spectacle

Force est de constater que l’hypnose de spectacle n’a, mis à part le nom, rien à voir avec l’hypnose médicale ou clinique. Utilisée à titre de divertissement, elle n’a rien de thérapeutique, n’est jamais présentée comme telle et ne reçoit généralement pas le soutien des scientifiques.

Donato

C’est certainement un certain Donato, Alfred-Édouard d’Hont de son vrai nom, qui crée l’hypnose de spectacle dans la seconde moitié du 19e siècle. Il utilisait à l’époque différentes techniques pour capter l’attention des gens et notamment ce qu’il appelait la fascination du regard. On dit qu’il pouvait contraindre quiconque de le suivre simplement par le regard et profitait de ce conditionnement pour effectuer des démonstrations payantes qui conduisent à l’interdiction des séances d’hypnose en public. À l’époque, il parcourt de nombreuses villes et contourne les interdictions en racontant aux autorités qui viennent le contrôler que tout n’est que mise en scène.

Gérard Borg

Après vécu des années noires, l’hypnose fait son retour dans les années 60 par le biais de la télévision. Le court métrage Les yeux de Borg diffuse les image d’un hypnotiseur, Gérard Borg, qui endort n’importe qui, et même les animaux, simplement avec ses yeux. En 1968, c’est le prestidigitateur Dominique Webb que l’on voit au petit écran hypnotiser des passants. Puis dans les années 1980, dans l’émission d’Igor et Grichka Bogdanoff, Jean-Pierre Prévost se fait hypnotiser par Daniel Viguet.

Messmer

Cet hypnotiseur de spectacle québecois s’appelle en réalité Éric Normandin mais a souhaité adopter le nom de scène de Messmer en l’honneur du célèbre magnétiseur allemand Franz-Anton Mesmer. Initié à l’hypnose par son grand-père dès l’âge de sept ans, il commence à donner des spectacles d’hypnose dès quinze ans.

La méthode utilisée par Messmer pour induire l’état d’hypnose est une technique classique. Elle consiste à imaginer une vis retenant les deux index des mains, comme si elles étaient collées au niveau des deuxièmes phalanges. Messmer, se faisant aider par des observateurs, sélectionne les sujets les plus réceptifs à cette phase en demandant aux spectateurs de décoller leurs mains et en écartant ceux qui répondent le moins bien à la suggestion.

Selon ses propres termes, il ne contrôle pas ses sujets, mais les suggestionne “à la façon d’un Bluetooth”.

Depuis 2014, on le voit régulièrement sur le petit écran dans l’émission Stars sous hypnose ou Messmer utilise ses aptitudes d’hypnotiseur sur des célébrités et les place dans des situations loufoques.

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